II Tim., II
leur esprit est souillé ainsi que leur conscience. Ils font profession de connaître Dieu, et ils le renient par leurs actes, abominables qu'ils sont, rebelles et incapables de toute bonne œuvre *. »
Les fausses doctrines dont parle l'Apôtre rappellent celles des gnostiques judaïsants de Colosses. Elles sont prêchées par des gens qui se donnent comme docteurs de la Loi. Ces prétendus docteurs enseignent des fables et des généalogies sans fin, probablement des généalogies de ces êtres intermédiaires entre Dieu et le monde, appelés puissances divines par Philon, et éons par les hérétiques du second siècle. Les novateurs sont représentés aussi comme les adversaires du Christ. Ils affectent un rigorisme exagéré; non seulement ils proscrivent certains aliments, mais ils condamnent le mariage comme le feront plus tard les encratites.
Leurs erreurs paraissent donc de même nature que celles des hérétiques contemporains des épîtres de la captivité, mais elles se sont développées depuis. Les généalogies des êtres intermédiaires entre Dieu et le monde sont dressées, l'encratisme s'est accentué.
L'apôtre, pour défendre la foi des fidèles contre les entreprises des novateurs, ne se contente