I Tim., VI, 20; II Tira., i
loin, et dans ce qu'on pourrait appeler son testament le grand apôtre indique les droits et les devoirs des héritiers de l'autorité apostolique.
Et ce n'est pas là une nouveauté ; déjà, au début des controverses judaïsantes, c'est par une intervention de l'autorité ecclésiastique qu'avait été résolue la question de la liberté des Gentils à l'égard de la Loi. Mais jadis l'autorité ecclésiastique était représentée par les apôtres, maintenant il est temps pour les apôtres de pourvoira leur remplacement quand ils vont avoir disparu.
La question des pouvoirs d'ordre et de juridiction que pouvaient avoir les personnages appelés tantôt sTCiay.oTCoi, tantôt T:pe<s6ùz£poi importe peu à l'histoire des hérésies judaïsantes. Par contre, ce qu'il est nécessaire de remarquer, c'est que, dans la lutte contre les erreurs de son temps, Paul utilise la force qui permettra de triompher des erreurs gnostiques du second siècle, la hiérarchie ecclésiastique. Pour lui, le meilleur moyen d'assurer l'intégrité de la foi est de veiller soigneusement à l'organisation et à la consolidation de cette hiérarchie avec les divers éléments qui la composent.
Les erreurs d'origine juive à la fin de l'âge apostolique.
Les erreurs contre lesquelles Paul mettait ses
disciples en garde continuèrent de se développer après lui. Les derniers écrits du Nouveau Testament signalent des théories judaïsantes, dont les partisans se faisaient remarquer par l'extravagance de leurs doctrines et par leur relâchement moral mal dissimulé sous des dehors d'austérité.
L'épitre de S. Jude et la IP Pétri combattent ce les faux docteurs qui introduisent sourdement des sectes pernicieuses, et qui renient le Seigneur leur rédempteur. Avec leurs théories pompeuses et vides ils attirent dans les convoitises de la chair, dans le libertinage ceux qui s'étaient à peine retirés des hommes nourris dans l'erreur. Ils leur promettent la liberté quand eux-mêmes sont esclaves de la corruption ^ » . « Ces hommes souillent leur chair, méprisent la souveraineté et injurient les gloires 2. »
Les épitres de S. Jean contiennent des avertissements au sujet des antéchrists, c'est-à-dire de ceux qui nient que Jésus est le Christ. « Tout esprit, dit-il, qui confesse Jésus venu en chair est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas ce
Jésus n'est pas de Dieu Plusieurs séducteurs
ont paru dans le monde ; ils ne confessent point Jésus comme Christ venu en chair : c'est là le séducteur et l'antéchrist. Prenez garde à vous-mêmes