‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 99 sur 210 · Hébr., xm · texte numérisé non relu

Hébr., xm

taie, mais, se conformant aux instructions du Seigneur et des apôtres, ils avaient émigré avant le siège et s'étaient réfugiés au delà du Jourdain dans le royaume d'Hérode Agrippa II, à Pella^.

La ruine de Jérusalem fut pour les communautés judéo-chrétiennes le commencement de la fin. Elles ne disparurent pas brusquement, mais perdirent chaque jour de leur importance.

De plus en plus, le christianisme se propage parmi les Gentils ; les évêques qui possèdent désormais, comme successeurs des apôtres, l'autorité ecclésiastique sont, comme leurs fidèles, en majeure partie d'origine païenne. Le centre de la vie chrétienne n'est plus Jérusalem où ne subsiste aucun vestige du collège apostolique. Par contre, les principales églises fondées par les apôtres ou les premiers disciples en Asie Mineure, en Grèce, en Egypte deviennent des centres d'évangélisation, et parmi toutes ces églises celle de Rome illustrée par le martyre de Pierre et de Paul occupe le premier rang, elle est la Tupo/.aÔYj^jievYj tvjç àyaTc^ç^, et quand des difficultés surgiront dans la vie de telle ou telle église, c'est vers Rome que l'on se tournera, et Rome interviendra avec l'autorité du prince des apôtres dont elle est dépositaire ^.

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