‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 110 sur 334 · Lacombe. p · texte numérisé non relu

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stance particulière où elles sont faites, devant cette Commission où Thiers dit tout. Il y a donc lieu de croire qu'il ne s'attendait point aux effets principaux que la future loi devait produire. Et il est permis de se demander s'il y aurait travaillé d'un zèle aussi efficace et aussi soutenu, au cas où il aurait mieux compris ce que l'avenir tenait en i^erve î

Thiers va pousser l'argumentation contre les Jésuites. Que demande en leur faveur l'abbé Dupanloup ? <( Une seule chose, le silence^ ». Soit, dit Thiers, vous aurez ainsi une satisfaction d'amour-propre ; mais vous imaginez-vous que les lois de l'Etat relatives aux congrégations religieuses tomberont du coup ? — A quoi, « de toutes parts », on lui objecte : « Que faites-vous donc du droit d'association, inscrit dans la Constitution '^ ? » Et Thiers de démontrer, au milieu du bruit, et non sans un échange de propos fort vifs avec Montalembert, qu'il est impossible de proclamer « le droit absolu d'association, sans contrôle aucun de l'Etat ». Ou bien qu'il faut alors l'accorder aux clubs, ce dont la Commission ne veut pas sans doute entendre parler. L'analogie établie ainsi entre les clubs et les congrégations " irrite la majorité de la Commission, mais Thiers ne cède pas*. Il est, malheureusement, sur un terrain miné. On s'en aperçoit quand Montalembert cite un passage — le passage capital — du rapport de Jules Simon à l'Assemblée nationale, le passage où il est dit que la République ne connaît pas les corporations, et ne voit devant elle que des individus*. Cette citation est embarrassante pour Thiers. Elle montre que d'autres, des universitaires, des défenseurs très convaincus de l'Université se sont déjà déclarés prêts à céder sur ce point. Mais si la citation est visiblement désa-

i. Lacombe, p. 279.

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