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LE PROJET DE LA COMMISSION. i69
reçoivent qu'une partie de l'enseignement des lycées ^ ; enfin une restriction et une astreinte étranges : dans les collèges communaux de second ordre, où les langues anciennes sont enseignées, cet enseignement ne pourra excéder les classes dites de grammaire. En outre, dans tout collège communal, devront se trouver au moins 4 régents gradués.
Voilà tout ce qui, dans le projet de la Commission, a trait à l'enseignement secondaire public. Mais pourquoi ces quelques rares dispositions y figurent-elles? Il n'avait guère été question des collèges communaux dans la discussion générale^. On peut croire, ce n'est là qu'une hypothèse, mais elle est en accord trop sensible avec tout ce que nous savons au sujet de la Commission et de ses desseins pour ne pas solliciter l'esprit, on peut croire que la Commission s'est appliquée à créer des difficultés aux collèges communaux, pour le plus grand avantage des maisons libres. Difficultés de grades : alors qu'un immense établissement libre, destiné à faire concurrence au lycée n'a besoin que d'une seule personne possédant un grade ou un brevet, il faut quatre gradués aux moindres collèges communaux du deuxième ordre; et dans les collèges communaux de premier ordre, les titres doivent être les mêmes que dans les lycées. Difficultés de fonctionnement : alors que la moindre maison libre peut conduire ses élèves jusqu^au baccalauréat, sinon jusqu'à la licence, il est interdit aux collèges de second ordre où s'enseignent les humanités d'avoir des classes supérieures aux classes de grammaire. Il est impossible de ne pas reconnaître ici la préoccupation de rendre la vie difficile aux établissements de l'Université. Et l'on peut se demander, comme le fait l'auteur des notes anonymes à propos d'un article du projet, si vraiment, « le principe de la liberté d'enseignement exige ces mesures ». On