‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 121 sur 334 · Voir p. 146 et suivantes · texte numérisé non relu

Voir p. 146 et suivantes

3. Lacombe, p. 263-71. 11 prend dans le discours, contre Thiers, la défense de renseignement professionnel.

iU LA LOI FALLOUX.

de se réunir. On décida de le remplacer par M. de Corcelles, et celui-ci fut envoyé, le 5 juin, auprès du général Oudinot. Il ne pouvait plus être le rapporteur de la Commission extraparlementaire. Sans que nous sachions pourquoi, M. de Falloux renonce à chercher, parmi les commissaires, un remplaçant à M. de Corcelles. Au lieu de présenter à l'Assemblée le rapport de la Commission, et son texte, et de s'abriter, en quelque sorte, derrière elle, M. de Falloux se décide à agir par lui-même, à rédiger un projet qui lui appartient, et à le faire précéder d'un exposé des motifs personnel.

Le projet de loi parait avoir été préparé très soigneusement. L'exposé des motifs porte, au contraire, la trace et l'aveu d'une exécution précipitée. Nous en chercherons tout à l'heure les raisons. Mais il faut parler d'abord du projet de loi.

Aux deux projets de la Commission, M. de Falloux en substitue un seul, qui vaut infiniment mieux. Il est à la fois plus clair, plus simple, plus dégagé. On assure que la fusion en un seul des deux textes de la Commission est l'œuvre du chef de cabinet de M. de Falloux, Ch. Jourdain *. Elle se justifie par plusieurs motifs. D'abord, la bonne économie de la loi. La répartition de la a réforme » en deux lois distinctes offrait de graves inconvénients, et obligeait à des redites. Il était, question par exemple, « des autorités préposées à l'enseignement » dans le texte relatif à l'enseignement primaire, et il en était encore question dans le texte relatif à l'enseignement secondaire. Puis, la prudence politique. Il pouvait être dangereux de provoquer deux débats distincts. Si l'on allait trouver, dans la majorité de l'Assemblée, le même état d'esprit que chez M. Thiers ? Si cette majorité était disposée, par souci de la défense sociale, à livrer l'enseignement primaire au clergé ; et si, par contre, elle était trop peu « catholique » pour songer à l'admettre,

Page 1