COMPARAISON AVEC LE PROJET DE LA CONSTITUANTE
à renseignement professionnel, aux salies d'asile et à l'état des choses dans les lycées; mais la question des salles d'asile est liée de trop près aux questions de « prévoyance publique ». L'enseignement professionnel sera « un fruit de la liberté ». Et il ne faut pas « gêner son libre essor, avant même de l'avoir vu se produire ». Enfin, les questions qui se posent à propos du régime des lycées, par exemple, la situation des maîtres d'étude, la préférence à donner à l'êxternat ou à l'internat, seraient « plus promptement et plus sûrement tranchées par la rivalité des établissements nouveaux, que par la voie législative ». La promesse consiste à compléter le travail actuellement soumis à l'Assemblée par des dispositions relatives à l'enseignement supérieur. Le ministre s'engage à nommer, sous peu, une Commission spéciale pour « l'enseignement et le régime des Facultés* ». La prière, enfin, consiste à « prendre énergiquement à cœur » T œuvre « inachevée » que le ministre apporte à l'Assemblée. Trois lignes de considérations générales, pour finir : <c Vous avez beaucoup à préparer, beaucoup à fonder, mais sans secousses, sans ruine, sans violences... Les vieilles animosités essayeront de ranimer de vieilles querelles : elles seront déjouées. » Ceci est la seule allusion aux difficultés que Falloux sait devoir rencontrer du côté des catholiques. Quant aux congrégations religieuses, il n'en est pa^ dit un mot. C'est le « silence » tel que Ta réclamé Dupanloup, tel que Thiers a fini par l'admettre.
L'impression dernière que laisse la lectiu'e de cet exposé des motifs est celle d'un effort pour atténuer, pour masquer presque, celles des dispositions qui sont le plus violemment en contradiction avec les tendances de 1833.
Si l'on veut bien comprendre l'esprit du projet de loi déposé à la Législative le 18 juin 18i9 par M. de Falloux,