‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 139 sur 334 · Ibid., p. dO · texte numérisé non relu

Ibid., p. dO

LES JOURNAUX IIOSTILKS AU PROJET PALLOUX. 201

ce que la situation de l'Université leur paratt si considérable encore, au sortir du régime impérial et du régime de la monarchie de Juillet, qu'ils ne peuvent pas se figurer que

^ la concurrence devienne jamais très sérieuse, dans renseigne-

ment secondaire. L'article de Serrigny avait ouvert le feu. La Liberté de Penser continue à tirer sur l'ennemi. Elle se donne le malin plaisir de réimprimer quelques pages de Thiers — des pages de 1844 — en les intitulant « Du projet de loi de M. de Falloux sur l'instruction publique », et en les faisant précéder d'une note ironique *. Elle s'amuse également à montrer que le projet de M. de Falloux ne livre pa^ l'enseignement au clergé, mais aux quatre-vingt-

, six Conseils généraux. Or, il est à souhaiter que tous leurs

! membres sachent lire ! Puis, comme les Conseils généraux

peuvent voir se déplacer, tous les trois ans, leur majorité, Torientation, « l'éducation départementale » changera du

•^ même coup. Pendant trois ans, Michel (de Bourges) sera

souverain de l'enseignement public, dans le Cher, — les trois années suivantes, ce sera M. Duvergier de Hauranne. Et il y a bien quelque chose de fondé, dans ce reproche. Mais voici que Jules Simon entre dans la lutte. Il donne à la Liberté de Penser plusieurs articles. L'un\ d'abord, où

I il s'explique sur l'Université, où il la juge, avec indépen-

dance, dans ses programmes, ses méthodes, ses actes, son personnel. Il la juge, et il la défend. Et il attaque le projet Falloux, paf les petits côtés, plutôt que par les grands, jusqu'au moment où il rappelle que, comme rapporteur de l'Assemblée constituante, il a, lui aussi, préparé un projet de loi qui créait la liberté de l'enseignement, sans mettre en péril l'Université. Ce projet était, par conséquent, « plus libéral » que celui de M. de Falloux. Le projet do l'Assem-

i. « On a calomnié M. Thiers dans ces derniers temps. On l'a représenté comme l'allié de M. de Montalembert et de M. de Falloux. Les réflexions qu'on va lire, étincelanles desprit et de verve, et d'un admirable bon sens, feront tomber cette calomnie. » Liberté de Penser, {. IV. p. 260; noie.

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