‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 167 sur 334 · Moniteur du 28 juin · texte numérisé non relu

Moniteur du 28 juin

de la Commission parlementaire avaient fait partie de la Commission extraparlementaire : Thiers, Montalembert, de Melun, Fresneau, Janvier. D'autres, tels le comte Beugnot ou Sauvaire-Barthélemy, anciens pairs de France, étaient des amis du premier degré de M. de Falloux, et auraient pu faire partie de la Commission extraparlementaire . L'évêque de Langres, Parisis, aurait dû, on s'en souvient*, au jugement de Veuillot, y être appelé. En revanche, Barthélémy Saint-Hilaire avait été, à la Constituante, le rapporteur du projet de loi sur renseignement primaire, et il représentait une nuance de Topinion sensiblement différente. Déjà très lié atec Thiers, « envers qui il ne perdait jamais Tattitude de la déférence* », il allait se trouver placé en face de lui, pour défendre l'Université, si Thiers l'attaquait. Le conservatisme bourgeois, mais non catholique, pouvait revendiquer des hommes comme MM. Rouher et Baze. Le pasteur Coquerel, excellent homme, que Thiers « interpellait toujours en riant, sous le nom d'abbé CoquereP », devait défendre les s^entiments des consistoires. En somme, sur les treize membres de la Commission, il n'y avait, au calcul de l'un d'eux, que « sept catholiques, décidés à voter la loi : une absence, une maladie pouvait la remettre en question* ». Encore, les commissaires élus Tie représentaient-ils pas tous une majorité importante. M. de Melun, par exemple, avait passé contre Victor Hugo, dans son bureau, par 25 voix contre 2i, et il nous raconte lui-même qu'averti par un vieux parlementaire, il s'était donné son propre suffrage ! Or, bien des articles, dans la Commission, ne passèrent qu'à une voix de majorité : c'est le môme témoin qui nous Ta rapporté*.

Sur l'élection des commissaires, nous possédons, grâce

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