‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 174 sur 334 · Af^?n., II, p · texte numérisé non relu

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découragement. Il réunit « les catholiques de la Commission », leur montra une multitude de lettres d'évéques, et posa la question de savoir si, « d'après cette sorte d'unanimité venant de si haut, ils ne devaient pas, en conscience, abandonner une loi réprouvée par de si imposantes autorités ». Les catholiques de la Commission répondirent qu'il fallait persévérer. Et de fait, Montalembert persévéra, très attentif à se tenir au second plan, à s'eflFacer, comme il Tavait fait déjà dans la Commission extraparlementaire, devant Falloux, devant ThiersV Comme Dupanloup, et avec lui, il visait surtout à tenir Thiers, et à le garder. Il était avec eux, et l'avait assez prouvé à la Commission extraparlementaire. Mais resterait-il, jusqu'au bout, d'accord avec lui-même ! Montalembert le crut, un moment, « converti, non pas encore à la foi, mais à la raison chrétienne* ». Thiers cependant ne se donne pasi pour un catéchumène. « Il voudrait croire, il regrette de ne pas croire, et le dit à ses nouveaux amis '. » — Gardez-vous bien, réplique Dupanloup, d'avouer que vous ne croyez pas ! Vous croyez bien plus que vous ne le pensez ! « Sans que vous le sachiez, la foi vit au fond de votre cœur ». Il serait précieux de posséder les témoignages de Thiers lui-même. Malheureusement, ils nous font défaut. Ce qui paraît sûr, c'est que Montalembert et Dupanloup ont cru le tenir. « Souvenezvous, dit Dupanloup à Montalembert, que vous et M. de Falloux, comme chrétiens, et moi comme prêtre et évêque, nous ne devons jamais, après ce qui s'est passé entre nous depuis un an, abandonner M. Thiers. Nous devons l'aimer avec tendresse et compassion de cœur. Nous devons le sauver* ».

Cependant, la Commission menait vivement son travail. Dès le 6 juillet, elle avait délibéré sur l'ensemble du projet,

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