Afoni/ewr du 22 oct., p
3. Titre II, chap. ii, section [II. art. 30 du projet ministériel.
4. Titre II, ctiap. ii, section III, art. 29 du projet de la Commission.
rélément communal « dernier vestige de notre ancienne société, que soixante ans de révolutions n'ont fait qu'aflFermir * ». Mais elle redoute que les « petites passions, les amitiés, les entraînements de toute nature n'égarent le choix du Conseil municipal. » En outre, laisser au Conseil municipal le droit de pi^ésentation, c'est rendre, sous une autre forme, l'inamovibilité à l'instituteur. Et ne s'agit-il pas, avant tout, de la détruire, de rendre ce personnel aussi souple, aussi malléable que possible, de le tenir en mains, pour lui faire\sçjitir la bride? Autre aggravation du sort de l'instituteur. Le projet ministériel se contentait, pour justifier l'exemption du service militaire, d'un engagement de dix années à passer dans l'enseignement public. La Commission demande que la durée de cet engagement soit portée à quinze ans. « Nous ne craignons pas, remarque à ce sujet le rapport, que la restriction de privilèges excessifs fasse déserter la carrière de renseignement élémentaire' ». Il est permis de penser que la confiance affirmée ici n'exprime pas tout à fait le sentiment vrai de la Commission. Elle laisse percer, à propos de la suppression des Ecoles normales, comme on va le voir, un autre sentiment, qui sans aucun doute lui tient plus au cœur.
Le projet ministériel, si hostile qu'il fût aux Ecoles normales primaires, et en prévoyant qu'elles seraient modifiées dans leur constitution et leur enseignement, n'en prononçait pa^, l'absolue suppression, et les termes mêmes, à dessein vagues, dont il se servait, autorisaient soit le maintien, soit la création d'établissements de cet ordre, ou d'établissements similaires'. — La Commission prononce contre les Ecolçs normales un arrêt de mort. Elle ne prévoit, pour la formation des futurs instituteurs, que des « bourses d'élèves-maîtres dans les écoles primaires désignées par le Conseil acadé-