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3. Titre II, chap. n, section III, art. 36 du projet ministériel.
mique * ». Elle a recueilli et fait siens tous les griefs des adversaires de riicole normale. L'enseignement y est trop compliqué, trop élevé, au grand détriment « de l'instruction religieuse et morale et de la pédagogie ». Ce sont de <c véritables Académies » d'où jje peuvent sortir que des mécontents ^. A quoi bon s'arrêter à la solution boiteuse du ministre? Si on restreint l'enseignement dans les Ecoles normales, elles sont inutiles ; si on ne le restreint pas, elles restent ce qu'elles sont, dangereuses. La Commission les supprime. La véritable Ecole normale, c'est l'école primaire elle-même, « où des jeunes gens, qu'aucune séduction n'attire, peuvent, sous la direction de maîtres vieillis dans la carrière et en les voyant à l'œuvre, apprendre bien mieux que dans les livres, ou qu'aux leçons de savants professeurs, un art qui n'a pa.§, à vrai dire, de théorie' ». Mais le recrutement du corps ne sera-t-il pas tari ? Non, parce que « dans une société tourmentée par la passion des emplois publics » une fonction qui assure, avec l'exemption du service militaire, « des moyens d'existence » ne sera jamais délaissée. Si elle devait l'être « par ceux qui ne la recherchent qu'en vue des avantages qu'elle procure », il ne faudrait pas s'alarmer. « L'appel de la patrie serait entendu par les instituts religieux, dont l'unique mission est de former pour l'enfance des instituteurs qui concentrent sur elle leurs pensées, leurs aflFections, leur vie entière. Les vides faits dans le corps des instituteurs primaires par le calctil et régo'isme seraient comblés par le décollement^ ». Voilà la vraie pensée de la Commission. Il importe peu que les candidats instituteurs deviennent plus rares : en s'écartant, ils font de la place pour les congréganistes.
Le projet du ministre ne prévoit, pour la surveillance de l'école primaire, que des inspecteurs départementaux, des
1. Titre II, chap. ii, section III. art. 34 du projet de la Commission.