Moniteur du 22 oct., p
membres des associations religieuses non reconnues, dans lesquels nous ne voyons, nous aussi, que des citoyens auxquels nul n'a le droit de demander ce qu'ils sont devant Dieu et leur conscience, jouiront de la faculté d'enseigner, parce que cette faculté est un droit civil, et qu'ils possèdent tous les droits de ce genre ^ » La campagne de Y Univers n'avait pas été sans porter ses fruits, puisqu'elle avait abouti, au moins sur ce point, à une déclaration nette et formelle.
L'ensemble de ces explications et de ces modifications permet de comprendre l'impression qu'ont éprouvée les amis de l'Université, quand ils ont connu le texte du projet de la Commission. Ce texte leur a paru a^raver, dans le sens anti-universitaire, les dispositions proposées par M. de Falloux ^ Leur impression était exacte. Et la doctrine générale qui se dégage du rapport de Beugnot ne pouvait que la corroborer.
Aux diverses phases que traverse la loi sur l'enseignement, un homme se lève, sur qui, durant quelques semaines, se concentrent l'attention des amis de cette loi, et leur espoir. C'a été Falloux, après Montalembert ; Dupanloup et Thiers, après Falloux. Ce sera plus tard M. de Parieu. C'est, en ce moment, le rapporteur de la Commission, le comte Beugnot. Jusqu'au jour où il se trouvera, lui aussi, comme Falloux, obligé par sa santé de quitter la partie ', Beugnot est au premier rang. Il conduit l'attaque ; il dirigç^ la résistance.
Le choix de Beugnot, comme rapporteur, avait été jugé