‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 199 sur 334 · N« du 5 novembre · texte numérisé non relu

N« du 5 novembre

tude était réelle, elle était publique, et Montalembert s'exprime avec douleur, dans sa correspondance*, sur le langage de V Univers. Néanmoins, le vote une fois acquis, TefiFet produit est immense.

Du côté des adversaires de la loi, la joie est sans limites. UUnivers se vante d'avoir contribué au résultat. « Nous avons exhorté les représentants catholiques à voter pour le renvoi au Conseil d'Etat : plusieurs l'ont fait. D'autres, le pjus grand nombre, se sont abstenus. Si nous avons pu exercer quelque influence sur leur détermination, nous sommes loin d'en éprouver le moindre regret, au contraire... Nous consentirions de bon cœur à ce que le bulletin, l'unique bulletin qui a formé la majorité fût tombé de notre main* ». Et il ajoute que le projet « ne reviendra probablement pas du Conseil d'Etat : c'est un projet annulé... » La Liberté de Penser, à l'autre extrémité de l'opinion, considère, elle aussi, le renvoi au Conseil d'État comme « la chute », la chute définitive, irrémissible du projet '. Entre les deux, le Siècle, lui aussi, exprime sa satisfaction. Il souligne la portée du vote. « Ce résultat a une importance considérable... [surtout] à cause de sa signification politique*. »

Chez les partisans de la loi, grande tristesse, a C'est, écrit V Assemblée Nationale, comme une fin de non-recevoir, une de ces chicanes qui retardent la solution des problèmes les plus essentiels de l'ordre social. » Le parti universitaire a le droit de triompher. Il a « tout sacrifié, pour faire de l'opposition à M. de Falloux ». Mais, c'est ce parti qui « a perdu la Restauration et la royauté de Louis-Philippe' ». Sous la menace, se lit l'efifroi de la défaite subie. U Ami de la Religion ne pouvait que gémir, et il gémit. Dupanloup, qui est l'auteur de l'article du 8 novembre, épanche aussi sa

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