Séance du 11 décendjre
degrés de renseignement primaire. En somme, sur toutes ces questions générales, le Conseil d'Etat se montre très réservé. Il ne se laisse entraîner à aucun vote qui le mette en opposition bien marquée avec le sentiment connu ou présumé de la majorité de TAssemblée législative.
L'organisation de l'enseignement primaire a été étudiée de très près par le Conseil d'Etat, et c'est au cours de cette discussion qu'a été proposée une innovation grave, en ce qui concerne la situation de l'instituteur. Notons d'abord des décisions importantes qui touchent l'enseignement privé. Tout d'abord, les conditions à remplir pour enseigner. La section de législation avait, on s'en souvient, exigé le brevet de capacité (ou un diplôme universitaire) et un stage de trois ans dans une école, stage dont elle admettait que le Comité d'arrondissement pouvait dispenser un candidat ^ Un membre propose que le stage ne soit pas cumulé avec le brevet de capacité. C'était revenir aux termes du projet du gouvernement, où le brevet de capacité pouvait être suppléé, pour l'enseignement du premier degré, par le certificat de stage. Cette motion était grave, parce qu elle tendait à faciliter singulièrement les choses pour le personnel de l'enseignement privé. Le Conseil d'État l'adopte, par 23 voix contre 15*. — La section de législation ne voulait pas de l'équivalence, admise par la Commission parlementaire, entre la lettre d'obédience des institutrices congréganistes et le certificat de capacité. Un membre relève cette idée, la défend. Après une discussion assez vive, le Conseil d'État, par 20 voix contre 16, se range à l'avis de la Commission parlementaire. C'était, là encore, une satisfaction notable donnée à la majorité de l'Assemblée.
En revanche, les articles relatifs à l'inspection des écoles donnent lieu à des votes qui semblent témoigner de l'existence d'un courant contraire. La section avait admis qu'un