VOTE DE LA « PETITE LOI
vote, r Assemblée se prononce pour le scrutin à la tribune. La loi est adoptée à une majorité de plus de 160 voix*. Le courant de libéralisme relatif qui avait un instant traversé TÂssemblée n'avait pas eu grande force. Et la loi sortait ae ses votes sensiblement plus dure aux instituteiœs et plus mena* çante quelle n'aurait été sous la forme première où de Parieu Tavait rédigée. Promulguée dès le IS janvier 1830, elle ne constitue pas seulement un épisode douloureux dans l'histoire de la seconde République par le contraste qu'elle présente avec les dispositions de la loi votée sous la monarchie de Juillet; ceux qui en portent la responsabilité avaient fait espérer qu'elle serait transitoire : en réalité, cette loi devait laisser des traces qui subsistent aujourd'hui encore, dans la législation de l'enseignement primaire. L'instituteur, une fois placé dans la main du préfet, y resta.
La mise à l'ordre du jour de la « grande loi » déjà obtenue, et la proximité même de la discussion qui allait s'engager sur le projet de M. de Falloux, ne pouvaient plus laisser d'inquiétude sérieuse à ses partisans. Dès le 8 janvier, à plus forte raison dès le H, ils durent se sentir dans un tout autre état d'esprit que quelques semaines auparavant, quand la c< petite loi » avait été présentée. Ils durent se dire alors qu'ils touchaient au but, et cette impression était bien fondée.
Ils touchaient au but, mais le saisiraient-ils? s'en empareraient-ils ? Cela dépendait du gouvernement et de l'Assemblée. De ce côté encore, les promoteurs de la grande loi devaient recevoir des impressions encore mêlées et incertaines. Le ministre, s'il avait paru un peu flottant le jour où il avait accepté le premier amendement Salmon, s'était ressaisi le lendemain et les jours suivants. Il avait abondé dès lors dans le