‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 37 sur 334 · Moniteur, du !•' juillet · texte numérisé non relu

Moniteur, du !•' juillet

^.Moniteur, du 2 juillet i848.

4. Après Carnot, le ministère de rinstruction publique et des cuHes a été occupa par Vaulabelle (3 juillet-i3 octobre), puis par Freslon, jusqu'au %0 décembre.

La Commission s'est constituée le 12 juillet*. Elle a choisi pour président Barthélémy Saint-Hilaire, et pour secrétaire, Jules Simon. Qu'a-t-elle fait du projet Carnot? Le procèsverbal inédit^ de ses séances va nous l'apprendre.

Ce sont, tout naturellement, les grandes lignes du projet qui ont été le plus complètement discutées. Le principe de l'obligation scolaire a trouvé, dans la Commission, des partisans et des adversaires '. L'obligation, disent les adversaires, porte atteinte aux droits du père de famille. Il faut répandre l'instruction dans le peuple par l'attrait qu'elle exerce, et non par la contrainte. D'ailleurs, l'Etat ne « doit » |ia§^ à proprement parler, l'enseignement primaire au citoyen. Tout ce qu'il lui doit, c'est l'enseignement moral, c'est l'enseignement religieux. — Les partisans de l'obligation répliquent : l'Etat (( doit » à tous les citoyens les connaissances nécessaires pour remplir leur fonction d'électeurs, et le suffrage universel ne portera ses fruits que le jour où l'enseignement primaire sera universellement répandu. Si les « droits » du père de famille sont respectables, l'incurie qu'il montre, lorsqu'il ne se préoccupe point de faire instruire son enfant, n'est pas respectable, et la société ne fait que son devoir, quand elle prend en mains l'intérêt, le « droit » de cet enfant. La France est, du reste, en retard sur la Suisse, la Hollande, la Saxe, le Luxembourg, .la Prusse. Il

1. Elle est composée des représentants Wolowski, Th. Dufour, Gavarrot, Lagarde, Jules Simon, Boulay (de la Meurlhe) Salmon, G. Sarrut, d* Aragon. Conti. Sauvaire-Barlhélemy, de Charençay, Rocher, Landrin. — D'Aragon, mort le 12 septembre n'est pas remplacé.

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