‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 42 sur 334 · LE COMITÉ D'INSTRUCTION PUBLIQUE. 5T · texte numérisé non relu

LE COMITÉ D'INSTRUCTION PUBLIQUE. 5T

aussi, la surveillance. Uaccord s'établit, en quelque sorte, de' lui-même, sur ces termes généraux, sinon sur les applications, que le Comité n'examine pas, et Montalembert qui vient aux séances, ne juge pas nécessaire de prendre la parole sur ce point. Il Teût fait sans nul doute, si des oppositions s'étaient marquées, s'il lui avait paru nécessaire de rallier à sa thèse favorite une majorité hésitante. Il se tait, parce qu'il sent qu'il a, en principe du moins, cause gagnée.

Ainsi, devant le Comité d'instruction publique et devant la Commission spéciale, là, avant le vote de la Constitution, ici, après le vote de la Constitution, la liberté d'enseignement triomphe sans peine. Avec la liberté d'enseignement triomphe aussi l'idée que l'influence de la religion doit pénétrer et dominer l'école primaire. Il faut, pour s'en rendre compte, sft reporter à la discussion des programmes.

La Commission décide, à l'unanimité, que l'instruction morale et religieuse figurera en tête du programme de l'école primaire'. Cet enseignement sera réservé aux ministres des différents cultes. Il sera donné en se conformant au vœu des pères de famille. Il se fera en dehors des heures de classe. Mais il constituera le premier objet de l'attention et de l'effort de l'enfant. Sur ce point, la Commission s'écarte sensiblement du projet Carnot. L'article premier de ce projet, qui énumère les diverses parties de l'enseignement primaire, et qui, à la suite des notions d'écriture, lecture, calcul, etc., mentionne « la connaissance des devoirs et des droits de l'homme et du citoyen, le développement des sentiments de liberté, d'égalité, de fraternité », puis « les préceptes élémentaires de l'hygiène, et les exercices utiles au développement physique », indique simplement, dans un dernier paragraphe, que « l'enseignement religieux est donné par les ministres des différents cultes ». Non pas, on Ta vu plus haut, que Carnot attache peu de prix à cet ensei-

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