‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 70 sur 334 · Lacombe, p · texte numérisé non relu

Lacombe, p

tout de donner à TÉglise « Taction exclusive » sur l'école, que Thiers réclame pour elle. Il faut s'en garder dans l'intérêt de l'Eglise elle-même. Si elle a « reconquis une grande puissance sur l'opinion publique en France, cela tient à ce que, depuis dix-huit ans, elle a vécu indépendante du pouvoir temporel. Sous l'Empire, les évêques étaient des « préfets ecclésiastiques ». Sous la Restauration, « l'Eglise a été un parti ». Sous la monarchie de Juillet, elle s'est tenue à l'écart, si bien que la révolution de Février « l'a trouvée forte et respectée, et a recherché son alliance ^ » Et ces paroles sont appuyées par trois commissaires de l'autre parti, M. Laurentie, M. de Riancey, M. Roux-Lavergne. Etablir « la prédominance du clergé dans l'école primaire, c'est, dit le rédacteur de V Univers, préparer au clergé des difficultés insurmontables, qui entraveront son influence, et mineront le pouvoir de l'Eglise*. »

Tout s'était jusqu'alors, sauf quelques courtes et rares inter ruptions, passé entre Thiers, d'une part. Cousin et Dubois, de l'autre. On n'avançait pas. On ne voyait pas non plus se marquer le dessein de la Commission. C'est alors que Dupanloup intervint*.

Son intervention a pour objet, semble-t-il, de pacifier le léger différend qui s'est élevé entre Thiers et Cousin *, de

Page 1