Lacombe, p
3. Je ne note pas les détails sur le fonctionnement de leurs congrégations, sur Tespril, la statistique, etc., qui semblent former le fond des dispositions ecclésiastiques.
inspecteurs généraux. « Jamais, dit-il, les inspecteurs n'ont cherché à diminuer l'instruction religieuse^ ». Le supérieur des frères des écoles chrétiennes déclare que les inspecteurs de r Université n'ont jamais nui aux écoles, que l'Université a été « facile », que l'inspection a été à la fois (c satisfaite et bienveillante », que les obstacles au développement de Tordre ne tiennent pas aux exigences de l'Université. De même que les deux supérieurs sont d'accord pour réclamer des mesures qui facilitent l'action de leur ordre, sans nécessairement l'étendre à l'infini, de même ils rendent le meilleur témoignage, sinon toujours à l'instituteur, du moins à l'Université. L'abbé Daniel déclare que « le mal n'est pas profond ». Il faut rendre plus actives et plus efficaces l'inspection, la surveillance, et l'on remédiera ainsi au point le plus menacée
Mais ce sont les dépositions des universitaires qui ont dû causer — ou, pour mieux dire, qui ont causé — l'émoi le plus vif aux membres de la Commission. Les deux inspecteurs généraux de l'enseignement primaire, MM. Ritt et Magin, ont reconnu qu'il était bon de fortifier l'enseignement religieux à l'école; qu'il serait bon aussi de donner plus de prise sur l'instituteur à une autorité assez voisine de lui. Mais, cela dit, ils s'élèvent avec fermeté contre les exagérations qui ont cours. Sans doute, la révolution de Février a produit quelque exaltation dans le corps des instituteurs. Et déjà, il s'en était manifesté de 184") à 1848, surtout en raison des promesses d'amélioration matérielle de leur sort qu'ils ont reçues, et qui n'ont pas été tenues. Mais cette exaltation est déjà calmée'.
A ce moment, le président ne peut se contenir, et il éclate. Il demande « toute sincérité » aux déposants. Il
1. Il regarde « l'inspection de l'Université comme nécessaire, et regretterait vivement qu'elle fftt supprimée : c'est un principe d'émulation pour les sœurs. » Notes de Dubois.