Lacombe, p
3. « Ma répulsion est sans bornes à l'égard des anti-sociaux. Je vous ai dit ici, avec la plus grande franchise, ce que je pense ; devant une Assemblée publique, mes expressions pourront être plus ménagées, mais au fond, je n'ai rien à retrancher. » Lacombe, p. 92.
nement en danger de périr, si l'on ne vient promptement à son secours, il faut des remèdes énergiques ! A défaut du meilleur qui serait de confier toute l'instruction primaire au clergé, qu'on lui en confie, du moins, la plus grande partie. Que Ton voie s'il ne serait pas possible de « confier aux congrégations religieuses le soin de former les instituteurs, tous les instituteurs)). Que ceux-ci soient désignés à la nomination, à la révocation du recteur, par le préfet ou le sous-préfet. Quand Tinstituteur « sentira peser sur lui le bras de fer de l'administration qui pourrait le briser )), il deviendra « humble et soumis». Enfin, si le brevet de -capacité et de moralité est une gêne pour les congi*égations religieuses, <( dont je désire, avant tout, le développement », elles doivent en être exemptées. Cette disposition violera le droit commun ? Certes, il faut faire, entre le laïque et le congréganiste, une différence. « Le membre de la communauté religieuse, précisément à cause du caractère dont il est revêtu, m'inspire une confiance telle, que je le dispense de certaines justifications que j'impose au contraire au candidat instituteur laïque. » Et si les congrégations religieuses manquent de moyens pécuniaires pom* augmenter le nombre de leurs membres, par conséquent, leur action, qu'à cela ne tienne, accordons-leur des subventions <c sur cet énorme budget de 20 millions que coûte aujourd'hui le service de l'instruction primaire^ ».
ïhiers, fidèle à l'inspiration qui le guide depuis le premier moment, a porté la question sur le terrain social. Dupanloup et Montalembert, tout en professant, eux aussi, que le mal est immense, ramènent doucement la question ;^ son vrai terrain : la liberté d'enseignement. On commençait à la perdre de vue, et il était paradoxal que le souci de la défense sociale fût l'unique souci d'une Commission nommée pour préparer un projet de loi sur la liberté de l'enseignement. On y revient, et il est décidé qu'une sous-commis-