‹ La loi Falloux, 4 janvier 1849-15 mars 1850Chapitre 82 sur 334 · Lacombo, p · texte numérisé non relu

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ment général d'histoire philosophique, pour couvrir une palinodie. Le département est donc la vraie force qui luttera <;ontre les instituteurs. Les conseillers généraux sont et seront, longtemps encore, de « grands propriétaires » mieux placés que personne pour mesurer le péril du socialisme, et pour le combattre. Cousin se plaint que le Comité départemental doive être trop puissant, tout puissant? Tant mieux s'il est tout puissant contre la « tjrrannie des mauvais sujets* ». Thiers feint de croire que ce qui alai'me Cousin, avec la création de 86 recteurs, c'est la dépense. Et il se déclare prêt à donner tout l'argent nécessaire. Et que l'on ne craigne pas que le recteur soit diminué, trop diminué parce qu'il n'aura plits qu'un département sous son autorité. Il sera d'autant plus important, au contraire, que cette autorité, de vague et fictive qu'elle était jusqu'ici, deviendra précise et réelle.

Cousin ne se tient pas pour battu. Il réfute sans peine le raisonnement de Thiers sur la soi-disant erreur de Napoléon P'. Il montre que, même en 1813, l'idée de détruire le système des circonscriptions académiques ne s'est pas présentée aux esprits. Cependant, Cousin donne ici le premier exemple des capitulations qu'il multipliera, par la suite, dans la Commission extraparlementaire. Après avoir tonné contre l'innovation proposée, il finit par trouver un biais. Du moins, le Comité départemental ne sera pas souverain? Il ne prononcera jamais en dernier ressort? On laissera subsister le Conseil académique actuel ", entre le Comité départemental et le Conseil supérieur? Puis, à la séance suivante^, il se rallie au projet, en se contentant, comme fiche de consolation, d'un mot : on lui accorde que le Comité dépai'temental portera le titre de « Conseil académique du département^ ». 11 avait sauvé une partie du nom : il avait abandonné la chose.

Le morcellement des académies est l'atteinte la plus

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