Lacombe, p
et il annonce qu'il la soutiendra devant la Législative. « Je m'engage à me faire casser, s'il le faut, bras et jambes à la tribune de l'Assemblée nationale ^ »
Rien ne marque mieux l'état d'esprit de Thiers que cette proposition.* Personne ne demandait la suppression des JCiColes normales primaires. Il n'y avait pas la moindre relation entre cette mesure et la liberté d'enseignement, que la Commission était chargée d'organiser. Néanmoins, Thiers, uniquement soucieux de défense sociale, prononce et répète son « delenda Carthago », mais la Commission refuse de le suivre; Dupanloup lui-même se range à l'avis de M. de Melun, et admet que le Conseil académique départemental soit consulté, et chargé de prononcer le maintien ou la suppression. La proposition divise la Commission par moitié, et ne passe que grâce à la voix prépondérante du président, qui s'y était rallié*. C'est dire que la moitié de la Commission, jugeant cette mesure excessive et inopportune, aurait maintenu les Ecoles normales primaires.
La Commission avait terminé la première partie de sa tâche, celle qui était relative à l'enseignement primaire. Elle dressa un projet', qui fut remis aux mains de M. de Falloux. On a vu, dans les pages qui précèdent, les dispositions principales de ce projet. On en a reconnu Tesprit. Il