Lacombe, p
atteindra le but — mais enfin, tout ceci admis^ il n'est pas possible d'accepter cette thèse « que la religion est bonne pour le peuple, et superflue pour les classes élevées ». Ce sont là des vues « funestes, déplorables ». C'est pour les avoir accueillies, que l'on a vu 1793, « et voici que la bourgeoisie a éprouvé, en 1848, le même sort, poiu* avoir pendant trente ans cru '\ ce même mensonge * ». Le mot est dur pour Thiers... Dupanioup continue : « La foi, la foi pour tous ! » Ici, Dupanioup cesse de parler en son nom personnel : il parle « au nom du clergé* ». Le clergé ne pouvait, en effet, laisser passer sans une protestation indignée la théorie de Thiers, la théorie proprement voltairienne. Toutefois, il ne s'agit encore que de généralités qui ne se traduiront pas en articles de loi. Dupanioup doit aborder les précisions, et il cherche, enfin, à quelles conditions la conciliation sera possible entre l'Eglise et l'Etat. Si Ton veut la paix, « si on la veut sincèrement », l'Université devra faire quatre concessions ; sans ces concessions, « ce n'est pas la paix qui se fonde, c'est la guerre qui continue ». L'Université doit renoncer au certificat d'études ; elle doit renoncer à l'exclusion « des congrégations dûment approuvées par r Eglise; à la sécularisation des petits séminaires; aux grades « exorbitants » imposés aux maîtres de l'enseignement privé '.
De ces quatre concessions, trois ne soulevaient pas de question nouvelle, ni, semble-t-il, de difficultés considérables. Si Ton prend pour texte de comparaison le projet présenté à TAssemblée nationale par la Commission du 5 janvier, on y voit que le certificat d'études est aboli ^; que les petits séminaires — à l'inspection près — restent sous l'autorité des évoques; et que lés grades imposés aux directeurs des établissements privés, ou aux professeurs, ne sont