Séance du 9 mars 1867, Moniteur, p. 266, col
de la vie nationale. Seulement nous trouvons devant nous des obstacles qu’il n’est pas possible de vaincre par une décision, par une mesure administrative. Ce n’est pas l’administration de l’Instruction publique qui seule peut faire cette révolution ; c’est le temps, c’est la marche des idées ; ce sera surtout l’assistance du clergé ».
Qui a lu les rapports du recteur Delcasso datés du 7 décembre 1858 sur l’attitude nettement défavorable d’une partie appréciable du bas clergé vis-à-vis de la propagation de la langue française, ne peut s'empêcher d'émettre quelques doutes sur cette assistance bénévole du clergé en laquelle espérait Duruy à l’époque où il était ministre.
Le successeur de Duruy, Bourbeau prépara un projet de loi sur la gratuité absolue ; ce projet n’eut pas de suite. Jules Simon reprit l’idée de l'obligation ; une commission s’en saisit. Une pétition en faveur de l’obligation émanant d’un comité de Strasbourg était couverte de 300.000 signatures. La guerre de 1870 arrêta tout et allait transformer toutes questions pour lestrois départements de l’Est séparés de la France dès le début de la guerre.
Section Il
L'état de l’enseignement en Alsace et Lorraine lors de la guerre de 1870
Il importe de faire le point au moment où entre en vigueur le régime scolaire allemand, tandis que sous l'impulsion de Duruy, l’enseignement se trouvait en pleine période de transformation.