‹ La Loi Falloux et Son Application en Alsace et LorraineChapitre 49 sur 110 · Cf. Meister, Enseignement secondaire, p · texte numérisé non relu

Cf. Meister, Enseignement secondaire, p

tériel Baumeïster prétendit que le personnel protestant était devenu le plus nombreux pour la bonne raison que la plupart des demandes d'emplois émanaient des milieux protestants. Quoi qu'il en fut, il y avait certainement exagération de part et d’autre, au point de vue religieux. À une demande émanée de milieux catholiques exigeant que les lycées fussent confessionnels il fut répliqué par cette protestation, signée par 100 membres de la bourgeoisie alsacienne de toute confession, déclarant qu’« en présence des attaques continuelles dirigées par le parti ultramontain contre l'indépendance de l’enseignement secondaire, il fallait, dans l’intérêt de la paix religieuse, qu’en dehors des heures consacrées à l’instruction religieuse, l’enseignement restàt interconfessionnel, comme il l’avait été jusqu’à ce jour ». Le clergé de Strasbourg en appela au statthalter, à la suite de quoi la part de l'instruction religieuse dans les programmes d’études et d'examen fut quelque peu augmentée ; les établissements secondaires restèrent néanmoins interconfessionnels selon le souhait de la grande majorité de la bourgeoisie qui y envoyait ses enfants.

L'intérêt principal et persistant de ces incidents est de faire apparaître pour l’enseignement secondaire comme pour le primaire, les préférences des partis catholiques alsaciens pour l’école publique obligatoire et confessionnelle au détriment de l’école libre, dans le but constant d’assurer une situation officielle à leur Eglise et à son enseignement. C’est surtout dans la mesure où la loi Falloux organisait cette situation officielle de leur Eglise dans l’enseignement public que les catholiques y tenaient ; c’est donc aussi dans la mesure où le gouvernement allemand a permis ou développé ce rôle officiel de l'Eglise dans l’enseigne-. ment par ses lois et ordonnances que les partis catholiques d’Alsace et de Lorraine tiennent à ces lois allemandes et locales. Il est, au surplus, certain qu’un système d'enseignement public obligatoire et confessionnel atteignant de façon complète l’ensemble de la population scolaire d’une région déterminée correspond mieux que tout autre système scolaire à la tendance universaliste qui est toujours et dans tous les domaines celle du catholicisme.

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