Idem, p
6. L’hostilité que rencontre le rappel de cet aspect patriotique du souvenir de la Révolution de 1789 en Alsace dans la presse catholique alsacienne à propos
ment traditionnel de liberté en Aisace-Lorraine qu’ils démontrent s’explique par le fait noté plus haut, que la résistance à la pression allemande passa de la bourgeoisie libérale au clergé catholique. Or ce clergé, une fois en possession de la direction politique qu’il garda durant 47 ans, mit l’accent principal de sa résistance sur la « liberté confessionnelle » au lieu de le mettre sur la liberté tout court. Et c’est précisément la « liberté confessionnelle » qui pouvait en 1918 se sentir menacée par l'Etat laïque qu'était devenu la France de 1870 à 1918. Il s’agit donc, non pas tant de traditions opposées, mais bien plutôt du heurt de nouvelles habitudes, de nouveaux principes politiques concernant le rôle respectif de l’Eglise et de l’Etat dans la vie publique en général et dans l’école en particulier.
de la fête du 150e anniversaire de la grande Révolution est significative. Cf. Courrier d'Alsace (Rossé) article : « Zur Feier des Revolutions-jubiläums» du 25 avril 1939.