Cf. Bull. ecclés. Strasbourg, t. 7, 1924, p
3. Voir les chiffres Bull. ecclés. du diocèse de Strasbourg, 1924, p. 354.
4, Doc. cath., N° 257 du 27 septembre 1924, p. 477.
L'action de tous les organismes politiques et reiigieux catholiques fut coordonnée par un Comité de la défense religieuse sous la présidence du député Michel Walter. Des assemblées de protestations groupèrent jusqu’à 20.000 et même 50.000 manifestants le 20 juillet 1924 à Strasbourg. De leur côté, le 7 juillet ? les deux Eglises protestantes d'Alsace avaient voté une résolution contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat et la suppression annoncée de l’école confessionnelle. La protestation des 21 députés d’Alsace et de Lorraine à la Chambre fut suivie de celle des 3 conseils généraux et des résolutions de 675 conseils municipaux où les démocrates et les membres de l’U.P.R. votèrent conjointement ?.
A ce propos, on constatera qu’un chansemonr de front très net des démocrates, c’est-à-dire de la bourgeoisie alsacienne, s’y avère. Avant 1870, celle-ci était plutôt orientée vers l’école interconfessionnelle ; après 1870, dans le désir de ne pas gêner un clergé défendant en même temps ses intérêts religieux et l’idée française en Alsace-Lorraine, elle avait abandonné ses revendications scolaires sauf pour l’enseignement secondaire. Après 1918 un nouvel élément allait définitivement fixer ses tendances à propos de l’école primaire confessionnelle, ce fut l’apparition des partis ouvriers socialistes et communistes dans l’arène politique des trois départements.
Leur avènement datait déjà du temps allemand où ils avaient conquis des sièges dans les conseils municipaux et dès 1911 des sièges au Parlement local qui constituait la deuxième chambre du Landtag. Avant la guerre de 1914-18, les socialistes luttaient surtout contre le militarisme allemand ; M. Peirotes qui s'était particulièrement distingué au moment de l'affaire de Saverne par ses interpellations au Parlement local, dirigait le parti socialiste alsacien. Dès le retour à la France, il préconisa l'assimilation pure et simple la plus rapide et complète, ce qui lui assura certainement la sympathie d’une grande partie de