‹ La loi militaireChapitre 19 sur 24 · L ENSEMBLE · texte numérisé non relu

L ENSEMBLE

refoulé la réaction pseudo-nationale de la présidence Poincaré. »

M. Deschanel le rappela à l'ordre.

Au scrutin public, l'ensemble de la loi fut adopté par 355 voix contre 204.

La Chambre avait accepté, sans débat, de lui donner l'intitulé que nous avions proposé dans l'article i®"^ de notre contre-projet, (i)

La Commission de l'Armée du Sénat décida de sanctionner, sans y apporter de modifications, le texte de la Chambre. Le Gouvernement le lui avait demandé, tout en reconnaissant les défauts de la loi :

Le temps presse,

écrivit M. Doumer dans son rapport.

C'est une question de jours qui se pose. Si la loi n'est pas promulguée dès le début du mois d'août, il est impossible d'appliquer les mesures transitoires qui permettront d'incorporer la classe 1918 en novembre. Tout serait donc à changer sur ce point et l'on ne sait à quoi il faudrait se résoudre.

Il importe d'avoir immédiatement le renforcement de notre armée. Ailleurs, on ne perd pas son temps; on ne ménage pas ses efforts; on ne compte pas ses sacrifices. L'exemple vaut d'être suivi par le Sénat. Il saura consentir à laisser passer des mesures fâcheuses et des textes incorrects pour donner au pays l'augmentation des forces qui lui est indispensable.

Le sacrifice peut d'autant mieux être accepté que le mal est réparable et réparable promptement. Une loi nouvelle peut modifier demain, sur certains points, les dispositions que vous allez voter. On a opéré ainsi, après le vote de la loi du 21 mars 1905 qui établissait le service de deux ans.

(i) Voir page 55.

Le Sénat consacra à la discussion du projet les séances du 3i juillet, des i^'", 5, 6 et 7 août. Un discours admirable du général Pau fit apparaître tout Tintérêt qu'il y avait au vote immédiat de la loi. L'ensemble du projet fut adopté, sans modification, par 264 voix contre 37.

Avec des erreurs, sans doute inévitables, la loi du 7 août 1913, je l'ai déjà dit, est un acte. Mais cet acte, si important qu'il soit, en appelle d'autres ; l'eftbrt immense du paj's impose de grands devoirs au Gouvernement, aux chefs de l'armée; la loi n'est qu'un commencement.

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