‹ La loi militaireChapitre 3 sur 24 · LE DEVOIR RÉPUBLICAIN · texte numérisé non relu

LE DEVOIR RÉPUBLICAIN

Si nous revoyons l'histoire de la République, nous rencontrons assurémentdes erreurs et des fautes. Quel

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est le régime qui ait su toujours conformer ses actes à la noblesse de ses principes, qui ne les ait tantôt exagérés, tantôt méconnus ? Quel est le Gouvernement qui ne se soit trompé, qui ne se soit laissé emporter à des actes de violence ou déchoir dans la faiblesse ? Seulement, messieurs, ces erreurs et ces fautes, que nous n'avons aucun sujet de ne pas avouer et que rachètent, et au delà, tant de généreuses intentions, tant d'œuvres ou honorables ou glorieuses, elles ne se sont produites que dans la politique intérieure de la République; le pays n'en a pâti qu'au dedans; mais jamais la France, sous la République, n'a été atteinte au dehors, par la faute de la République, comme elle l'a été en d'autres temps, sous les gouvernements personnels, dans sa force et dans son prestige. (Nouveaux applaudissements)

J'en appelle à ses adversaires, aux plus obstinés de ses détracteurs. L'idée de patrie n'a été consacrée dans son éclat et dans sa rigueur définitive que par la première République. Réalisant les grands desseins de la monarchie capétienne, la première République a atteint les Alpes et le Rhin. La seconde a résisté aux entraînements, à l'esprit de croisade, à la propagande, et alors que l'Europe s'attendait à ce qu'elle lui déclarât la guerre, elle lui a déclaré la paix. La troisième enfin, la nôtre, si le sort ne lui a pas permis de préserver, en 1870, l'intégrité du territoire, au moins a-t-elle sauvé tout l'honneur par la constante sagesse, par la loyauté et la fermeté de sa politique extérieure, elle a rendu à la France toute sa place dans le concert des peuples ; reprenant enfin la pensée de Golbert, comme la première République avait repris celle de Henri IV et de

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