‹ La Loi RousselChapitre 11 sur 14 · ORNE ARE · texte numérisé non relu

ORNE ARE

Améliorations susceptibles d’être apportées

à la Loi Roussel

La Loi Roussel, telle qu’elle est, a donc produit des Bi résultats incontestables, et, encore une fois, nous ne. saurions trop rendre hommage à son auteur. Cependant,

il faut bien reconnaitre qu’on y rencontre quelques lacunes, sur lesquelles nous allons maintenant insister, e après beaucoup d'autres, il est vrai, et plus autorisés $ 25e À |

que nous, mais op ne saurait trop revenir sur cette

grande question qui à PURE but d'améliorer Le sort des

. tout petits. | 54

Et d’abord, nous demandons de toutes nos forces la ‘el

suppression dans la Loi des mots « moyennant salaire D. C'est, selon nous, le grand point faible, car cela Dre de tourner constamment Ja loi. Il n'y a, eneflet, qu'à déclarer que la personne qui se charge de l'enfant, la grand’mère presque toujours dans ce cas, ou une parente +: dr plus où moins rapprochée, n’exige aucune rétribution, ne

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pour que le nourrisson ne soit pas protégé. Il n’y a pas moyen naturellement de prouver le contraire. Et cé serait

. véritablement bien mal connaître le caractère du paysan,

que de croireque, même la grand’mère se chargera d'élever

1% l'enfant de sa fille, sans en tirer un bénéfice. Bien heu-

reux encore quand ce ne sont pas, comme nous l'a raconté très exactement M. Brieux, dans « les Rempla- gantes », les parents qui poussent leur fille à se placer

comme nourrice afin d’avoir une petite rente de plus,

procurée par l enfant qu’on leur laissera. De même, si la

mère est morte ou disparue, la grand’mère ou la parente

qui aura l'enfant ne sera pas salariée, et par conséquent

; ne sera pas assujettie à la loi. A première vue, il ne. 40 bte pas qu'un enfant élevé par sa grand’ mère ait besoin d’être protégé par la loi. Eh bien, justement, à la

Campagne du moins, ce sont surtout ces gardeuses qui

devraient être surveillées, car c’est chez elles qu'on ren-

contre principalement tous les préjugés que nous avons.

énumérés dans le chapitre précédent, et qui sont si pré- judiciables à la santé de l’enfant. Par conséquent, il est ne LT. + : 2 ; :

nécessaire que tout enfant qui est placé en nourrice,

sevrage ou garde, que ce soit ou non avec une rétribution, soit, de droit, soumis à la protection instituée par la loi. C’ est à ce prix que les femmes, auxquelles pèsent encore les visites des médecins inspecteurs, ne voyant dans les obligations que la loi leur impose que des formalités administratives et ne discernant pas que cest la

vie de leur enfant qu’on veut conserver, ne pourront plus 1 désormais esquiver cette bienfaisante surveillance.

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