J. FiNOT, loc. cit., p
DE LA LONGÉVITÉ DANS l'ESPÊCE HUMAINE 17
se recrutent parmi les quinquagénaires, plus de septuagénaires même, la chose ne se discute pas. Mais cela suffit-il pour affirmer qu'il y ait plus de longévités maintenant qu'autrefois ? Les vieillards dépasseraient-ils plus souvent que leurs prédécesseurs, leur 80* année? L'opinion du public n'est pas toujours de cet avis; beaucoup se figurent que nous vivons moins longtemps que nos pères. En quoi, ils se trompent, la chose peut être établie de façon irréfutable. Grâce à l'accroissement de son bien-être, grâce aux conquêtes de l'hygiène et de la médecine si bien secondées par les lois de l'hérédité, l'homme tend de plus en plus, de nos jours, à reculer les limites de son existence. Celle-ci semble vouloir, de siècle en siècle, se rapprocher de cette centième année, que normalement nous devrions tous atteindre ; car telle doit être la limite véritable de notre vie, si singulièrement abrégée d'ordinaire. En un mot, l'accroissement delà longévité paraît certain, iouies les pages qui suivent ne font que le démontrer ; nous VIV07ÎS de plus en plus longtemps. C'est donc à tort qu'on a parfois taxé d'exagération les conclusions de Flourenç, alors qu'il exprimait cette même opinion. Tout le prouve aujourd'hui, il avait absolument raison ^
Puisse cette consolante affirmation adoucir les regrets de ceux qui, avançant en âge, voient avec peine, parfois avec terreur, s'approcher le terme d'une vie à laquelle, malgré ses amertumes, ils s'attachent alors et chaque jour davantage. Car la