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LA LONGÉVITÉ DANS LA' PHÉHISTOIRE

au ciel à 365 ans. Mathiisalem. le légendaire, détiendrait la palme pour avoir atteint sa 969* année ! Lameth, père de Noé, serait mort à 777 ans, et Noé lui-même à 950.

Après le déluge biblique, après Noé, la longévité humaine, toujours d'après Moïse, subit un recul sérieux. Sem, fils de Noé, ne vit que 500 ans; Apharxad, 403; Salé, 403; Héber, 430. Avec Phaleg, nouvelle et notable diminution de la longévité. Celui-ci ne dépasse guère deux siècles, 209 ans; Tharé, père d'Abraham, vit 20^ ans; Abraham, 175; Jacob, 147; et son (ils Joseph, 108. Enfin, Aaron frère de Moïse, ne vit pas au delà de 122 ans ; Josué, de 110 ans, etc.

Ces derniers âges, assurément respectables, se rapprochent néanmoins des longévités exceptionnelles dont il est permis, de nos jours, de retrouver des exemples.

Combien curieuse, toutefois, cette diminution graduelle de la durée' de la vie assignée par le législateur hébreu à ses prédécesseurs sur la terre. Combien conforme aux souvenirs de tous les peuples, aux traditions de races antérieures à la nôtre, qui auraient été en dégénérant, à mesure qu'elles s'éloignaient de plus en plus du type primitif!

Après tout, comme l'écrit avec raison Du Gleuziou : « Véléphant actuel est plus petit que le mammouth, qui était bi^n loin d'atteindre, la taille de Velephas (intiquusj moins grand lui-même que le meridionalis du pliocène, inférieur déjà au mastodonte et au dinothenum.,J »

1. H. Du Gleuziou. La Création de l'homme et les premiers âges de V humanité, p. 131.

Qui pourrait affirmer qu'il n'en a pas été de même de la taille, de la longévité des représentants successifs de la race humaine sur la terre? Renan l'a fait d'ailleurs remarquer avec infiniment d'à-propos. comme Du Cleuziou lui-même en présente l'observation : « Souvent la légende s'est chargée de refaire l'histoire, ainsi qu'elle aurait dû être écrite. »

Quant à la présence de l'homme aux époques géologiques, quelques-uns ont affirmé son existence à l'époque tertiaire. Dans les calcaires de la Beauee, ils auraient trouvé des silex taillés, en tout semblables à ceux rencontrés dans des terrains plus récents.

Toutefois, les faits sont peut-être trop peu nombreux pour permettre de certifier la présence, à l'époque tertiaire, de l'homme tel que nous le con- ,naissons aujourd'hui. En revanche, l'homme quaternaire est une conquête de la géologie moderne; nul ne peut plus aujourd'hui le contester. Les plus récentes découvertes de la Chapelle-aux-Saints, eu 1907, celles faites aux environs de Sarlat, en 1909, confirment, une fois de plus, la réalité de son existence.

Sans insister davantage, dans l'impossibilité de savoir si ces vénérables ancêtres de notre actuelle humanité vivaient il y a des millions d'années, ou cent mille ans seulement d'après les évaluations les plus modestes, est-il possible d'avoir une idée de la durée d'existence de ces primitifs?

On peut choisir, par exemple, la race qui prédominait dans l'ouest de l'Europe à l'âge du renne. Les gens de Cromagnon étaient tous de belle stature;

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