‹ La longévité à travers les âgesChapitre 20 sur 88 · Gustave Le Bon, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Gustave Le Bon, loc. cit., p

attribue le fait à runiformité des saisons ; car, ajoute-t-il non sans quelque raison, ce sont les variations de Tair, les brusques changements de température, qui occasionnent presque toutes les maladies.

Il est juste de le remarquer, TÉgyptien du temps d'Hérodote, qui vivait 500 ans avant notre ère, avait pu, depuis des milliers d'années, se modifier à la fois comme race et comme individu. Peut-être n'avait-il pas gagné ; au moins n'aurait-il pas dégénéré davantage. Pourquoi d'ailleurs l'eûl-il fait, quelles eussent été les causes de celte dégénérescence ?

Sous un ciel merveilleux, l'enfant d'Egypte grandit sans vêtements, sans chaussures ; une nourriture des plus frugales, dont les tiges de papyrus, tantôt bouillies, tantôt rôties font les frais, suffit amplement à ses besoins. Aussi, Diodore de Sicile nous l'apprend, un père ne dépensera pas plus de vingt drachmes (20 fr.), pour l'entretien d'un héritier depuis sa naissance jusqu'à l'âge de la puberté ^. Le sal d'Egypte, sur un espace grand tout au plus comme un quinzième de notre France, nourrit une population des plus denses ; et grâce à sa merveilleuse fécondité, rien ne manque à ses habitants. Céréales, légumes, fruits, plantes aquatiques y croissent à profusion ; la faune locale y est des plus riches en oiseaux et en poissons ; tout concourt à faire de la vallée du Nil un pays privilégié, une terre d'élection.

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