‹ La longévité à travers les âgesChapitre 21 sur 88 · Gustave Le Bon, loc. cit,, p · texte numérisé non relu

Gustave Le Bon, loc. cit,, p

38 LA LOSGÉVITÉ * TRAVEBS LES AGES

Aussi, l'Egyptien se trouve-t-il être matériellement heureux ^ moralement il ne l'est pas moins. Sous le plus beau des climats, il ignore à la fols la tyrannie des éléments qui dévastent les cultures et celle de l'homme qui bouleverse les cités, plongeant les familles dans la misère, le deuil et la douleur. Son pharaon est, pour lui, un « dieu et un pÈre », l'enfant de HA, réincarnation terrestre d'Osiris ; les guerres ne ravagent <|ue rart^ment son territoire'. L'Égjptien cultive les arts et les sciences; il compte ses lettrés, il a le caractère gai et enjoué ; il apprécie le bonheur de vivre, car il ne craint pas la mort, à laquelle il refuse de croire. Elle n'est pour lui qu'un long sommeil, une lîn , apparente, alors que la matière continue à subsister. En conservant le cadavre par embaumement, pour le mettre en relations avec son double, ne lui as8ure-t-il pas d'ailleurs l'immortalité ? Ajoutons i que l'hygiène et la médecine ont livré à ses prêtres bien des secrets, capables de l'aider à conserver la , santé, à prolonger sa vie. Les anciens papyrus sont fort explicites à cet égard. Ils font grand cas d'un i purçatif surmaia *. Chaque Égyptien devait en user j une fois par mois, et se purifier en même temps, J en faisant appela toute une théorie de lavements eti de vomitifs. Moyen d'éviter, d'un côté, les suites! toujours à craindre de l'intempérance, et aussij sans doute, de lutter avec avantage contre les atteiD-i tes de la fièvre gastrique* Car ils la connaisse"l|

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