Gustave Le Bon, loc. cit., pp. 302, 302, 363. j
2. Mélange de graines de moutarde, do raifort et il'aulK' espèces purgatives et antiacorbutiques. '
LA LONGÉVITÉ DANS l'aNTIQUïTÉ 39
bien, celte endémie riveraine du grand fleuve, dont les symptômes furent si complètement, si exactement décrits par ses premiers observateurs, à l^ombre des Pyramides, il y a soixante siècles !
Aussi privilégiés que les Égyptiens, sous le rapport de la longévité, furent sans doute les Babyloniens. Toujours au dire d'Hérodote, les médecins auraient été inconnus chez eux. Une personne tombait-elle malade, on la portait simplement sur la place publique. Là, chacun était tenu de s*en approcher, de dire ce qu'il savait, au cas où il aurait éprouvé ou observé les mêmes symptômes morbides, de prodiguer au malade et à sa famille, son avis et ses conseils*. S'il est bien exact, que le besoin crée la fonction et l'organe, il devait y avoir peu de maladies sérieuses, encore moins d'épidémies et d'endémies meurtrières en Babylonie. Un peuple capable d'avoir simplifié, à ce point, la question médicale, ne devait guère redouter la mort. Sans doute, il ne voyait en elle que le terme naturel de l'existence terrestre, s'achevant presque toujours fort tard, sans heurt et sans secousses. Tel le fait a Heu d'ordinaire, chez les vieillards très avancés en âge, mais de santé parfaite, lorsqu'ils s'endorment aa soir d'une longue vie, de leur dernier sommeil, dans le calme et la quiétude la plus absolue.
A les en croire, les Chinois seraient le peuple ayant le plus anciennement existé. Certains Célestes ne se sont-ils pas vantés d'une antiquité d'origine remontant à 96.740.000 années ? On a même dit