‹ La longévité à travers les âgesChapitre 25 sur 88 · Voir chap. XXI · texte numérisé non relu

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Alexandre, Annibal, Alcibiade, Pyrrhus, Sylla, César, Antoine, Caton le Jeune, nous apprend Plutarque ; Horace, Mécène, le vieil Ennius lui-même, la plupart des empereurs romains furent loin d'être des modèles de vertu, des amis de la sagesse. Gourmands, débauchés, ivrognes, tous se grisaient souvent, sinon d'habitude ; la plupart d'entre eux d'ailleurs moururent jeunes. Les Bacchanales, les Saturnales n'étaient, pour la multitude, que de hideuses et répugnantes orgies. A une époque, boire avec excès devint même une qualité pour tous les citoyens, quelle que fût leur classe, dans la capitale du monde !

Ces réserves faites, pourquoi ceux qui savaient profiter des bienfaits de l'existence et des aràntages de la civilisation, sans en mésuser, n'auraient-ils pu prétendre, chez les Anciens, à la longévité ? Pourquoi y aurait-il eu chez les peuples de l'Antiquité, particulièrement chez les Grecs et plus tard chez les Romains, moins de vieillards et moins de longévités que chez nous ? Beaucoup ne l'admettront pas aisément.

Ce n'est pas là, il est vrai, le sentiment de tous. Quelques-uns sont même d'avis que nous serions singulièrement privilégiés, comparativement aux Anciens. Ils se sont basés, soit sur le taux des pensions accordées par les règlements, soit sur les inscriptions funéraires des pierres tombales, pour établir que la vie à Rome était plus courte qu'elle ne l'est actuellement chez nous*.

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