‹ La longévité à travers les âgesChapitre 26 sur 88 · J. FiNOT, loc. cit.., p · texte numérisé non relu

J. FiNOT, loc. cit.., p

LA LONGÉVITÉ DANS L'aNTIQUITÉ 47

La chose est-elle bien exacte ? Souvenons- nous qu'Ulpien écrivait ses fameux Institutes, où Ton a trouvé le taux des pensions, et Tâge auquel on les accordait, au m* siècle de notre ère. N'oublions pas que les inscriptions funéraires étaient celles des premiers chrétiens ^ La décadence de l'Empire était proche ; déjà s'annonçait la fin d'un monde qui allait disparaître, après avoir brillé d'un incomparable éclat. A sa place, un monde nouveau venait de naître, qui, non saris l'avoir profondément bouleversé, allait transformer le genre humain. L'époque étaitelle , heureusement choisie par les chercheurs ? Était-ce bien parmiies membres d'une société dissolue et mourante, qu'on pouvait découvrir des exemples nombreux de solide vieillesse, et d'une longévité, qu'à l'époque, sans doute, elle ne connaissait déjà plus ?

1. Il est juste de remarquer toutefois, que d'après d'autres auteurs également, la durée de la vie dans la Rome des Césars n'aurait pas dépassé en moyenne dix-huit ans.

Page 1