LA LONGÉVITÉ DANS LES DEUX SEXES
au sujet de la durée de la vie des femmes célèbres, la confirmation de la plus grande longévité féminine ; bien au contraire.
Pourtant, si ce privilège appartenait en propre au sexe féminin, en tant que sexe, cette exception ne s'expliquerait pas. La condition de la femme ne pourrait alors entrer en ligne de compte, comme facteur de sa moindre longévité. Elle ne serait pas susceptible d'amoindrir toujours, à ce point, sa résistance vitale.
Sur 472 femmes prises au hasard, parmi les plus célèbres :
211 sont mortes avant 60 ans;
de 60 à 70 —
de 70 à 80 —
de 80 à 90 —
de 90 à 100 —
au-dessus de 100 ans.
Total. . 472
Ce qui donnerait une moyenne de 63 ans 2, et 120 longévités sur 1.000 ; alors que pour l'ensemble des persoïmages des deux sexes, où le sexe masculin est près de vingt fois plus nombreux (voir tableau I, aux Annexes), ces mêmes chiffres seraient 65 ans 9, et 186 p. 1000.
Il importe, toutefois, d'expliquer cette exception à une règle bien établie ; exception qui constitue, si elle se généralise à toutes les femmes célèbres comme il est plus que probable, une véritable anomalie. Considérons donc ce qu'ont été, dans la vie, les femmes mises en cause.
'exception des aventurières, grandes favorite»,! isanes célèbres, de quelques autres dont oa )it moins les mérites, les femmes dont noas s eu à nous occuper ont dû, soit é. leur nal&- ! (reines et princesses), soit à l'éclat de leurs s, à l'austérité de leur vie {saintes, religteuseB), infiii à leurs talents divers (artistes en tons gen- Temmes de lettres), la faveur d'avoir passé en ière ligne à la postérité. Beaucoup d'entre elles enu, dans la vie, des rôles plus souvent réserù sexe fort; elles ont occupé, presque toute existence, des situations totalement différentes elles qui échoient à la femme dans toutes les es de la société. Les reines, les princesses ont )uvent aussi une vie anormale et antihygiéni- . A des points de vue différents, on peut en dire it des saintes, des religieuses, des femmes de ss, des femmes artistes. D'autres, en grand ' )re, sous bien des rapports, furent aussi peu les que possible, ayant fait preuve, en maintes nstances, d'une masculinité à rendre jaloux le rival tout entier.
> H déracinées» ne peuvent donc être choisies, donner une idée exacte de la longévité chez ta le é|)Ouse et mère, en un mot de la vraie femme, ' aie qui puisse compter, au nombre de celles ' leur sexe, leur situation sociale et faniiliale iseut sous le rapport de la longévité, st en étudiant la durée de la vie, dans les dilTés positions et professions, qu'il sera plus facile
oir cliap. XI.
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immes la part qui revient Alors pourra-t-on mieux rquoi la règle générale, rter, dans bien des cas.