‹ La longévité à travers les âgesChapitre 43 sur 88 · LA LONGI · texte numérisé non relu

LA LONGI

question des régimes alimentaires^. Une seule Qjioï^e devait nous retenir. Il fallait montrer combien l'alimentation trop plantureuse était incompatible avec une bonne santé ; prendre pour exemple les classes riches ; parmi les individus fortunés les plus exposés aux excès et à l'abus, choisir ceux qui de' toutes façons l'étaient davantage. A ce point de vue, la preuve est faite. .

II reste à établir pourquoi cette influence, associée I à d'autres aussi néfastes, s'exerçait de façon encore plus désastreuse chez les reines, chez les princesses. Ces dernières n'ont-elles pas été de tout temps, ne sont-elles pas, trop souvent encore, de véritables prototypes de la femme riche, physiquement au moins trop oisive ?

Lafemmedu peuple, la petite bourgeoise, l'ouvrière des villes et des campagnes évitent d'ordinaire une foule de maladies, d'infirmités qui atteignent surtout les femmes des classes élevées. Aussi, vivent-elles plus longtemps que les hommes {voir chapitre huitième}. Or, c'est justement le contraire pour les souveraines. Une existence sédentaire souvent poussée à l'extrême; l'abus de l'étiquette, des usages stupides que les femmes se sont laissé imposer à toutes les époques, au lieu de les créer à leur fantaisie, les tyrannisent de la tête aux pieds. La mode leur écrase le chef sous des coiffures énormes et souvent ridicules, leur comprime la poitrine et le ventre sous des armatures rigides, leur broie les pieds dans des chaussures minuscules. j

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