‹ La longévité à travers les âgesChapitre 5 sur 88 · DE LA LONGÉVITÉ DES ÊTRES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE LA LONGÉVITÉ DES ÊTRES EN GÉNÉRAL

une trentaine d'années, un observateur attentif faisait cette constatation autrement intéressante. Ayant à l'époque, étendu le sable africain sur une des plates-bandes de son jardin, n'eut-il pas la très vive surprise, aux premières pluies, de voir naître et croître une plante absolument inconnue de lui jusque-là ? Or, cette plante n'était autre qu'un helianthenum à fleurs jaunes ; et ce spécimen unique en France ne pouvait provenir que de la terre d'Afrique. Mais quel âge donner à la graine qui l'avait fait germer, vestige d'une végétation disparue du Centre africain depuis tant de siècles; qui remontait aux temps lointains où le Sahara, nullement desséché, se parait d'une végétation luxuriante ? On sait de nos jours qu'à l'époque quaternaire, la Basse -Égjpte était encore submergée sous les flots de la mer. Alors, les climats égyptien et saharien étaient beaucoup plus humides que maintenant*.

D'autre part, en 1840, quand on construisit les fortifications de Paris, les terres des fouilles très profondes ne tardèrent point à se couvrir de plantes inconnues des Parisiens. Ainsi, là encore, sans rien perdre de leur vitalité, des graines avaient pu rester enfouies, pendant une infinité de siècles. Car elles ne pouvaient qu'être contemporaines de l'époque préhistorique, où la température de l'Ile de France était la mèmeque la température actuelle des rivages méditerranéens.

Certes, il ne s'agit jusqu'ici que de vie latente. Passons aux végétaux développés ; rappelons que le

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