‹ La longévité à travers les âgesChapitre 62 sur 88 · Voir chapitre XVI · texte numérisé non relu

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si souvent, par suite du surmenage intense imposé aux facultés de jeunes êtres, pour lesquels les parents rêvent d'un avenir et de destinées hors de proportion avec l'héritage intellectuel qu'ils ont pu leur transmettre ? Pourquoi ? Parce que ces petits prodiges font preuve peut-être de plus de mémoire, de plus de facilité d'imitation et d'assimilation que leurs camarades. Mais, à combien manque l'intelligence pratique, la compréhension exacte des choses, la ténacité dans l'effort, et cette juste confiance en eux-mêmes si indispensable pourtant pour réussir ? Suivez-les dans la vie, vous jugerez de quelle rançon la plupart d'entre eux ont payé l'erreur de leurs parents et de leurs maîtres. Vous verrez ce qu'il est advenu de ces malheureux, dont on avait ainsi hypertrophié certaines facultés, aux dépens de leur santé physique, et de leur force de résistance à la maladie*.

D'autant plus, que pour tous déjà, J. Finot Ta dit avec infiniment de raison : « L'éducation et l'instruction données de nos jours sont en contradiction flagrante avec cette loi, qui veut que la vitalité du monde animal soit en rapport direct avec la durée de son adolescence. Or, tout le démontre ; dans le monde végétal aussi bien que dans le monde animal, toutes les fois qu'on veut pousser à la croissance ou à la maturité des êtres, le résultat n'est obteùu qu'aux dépens de la longévité» 2.

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