V. au chapitre XI
végétal. Le régime mixte, pour l'individu sain, est le seul qui donne les hommes solides et les générations vigoureuses.
Remarquons, d'ailleurs, qu'il n'y a guère de végétariens absolus, de végétariens ne vivant que de produits végétaux, sauf chez les fakirs et les représentants de certaines sectes hindoues. Il n'y a pas plus de purs carnivores, de créophages. Les Esquimaux, les Lapons, les Groenlandais usent de végétaux frais l'été, conservés l'hiver, ne serait-ce que de la mousse recueillie dans l'estomac des rennes tués à la chasse. Leur nourriture n'est pas exclusivement composée de chair de renne, de phoque^ de poisson et d'huile de baleine. Quant aux Extrême- Orientaux, aux Polynésiens, si le riz ou l'igname, le taro, le fruit de l'arbre à pain jouent, pour eux, le rôle de pain chez nous, leur régime alimentaire est aussi varié que le nôtre. S'ils consomment peu de viande, de volaille, de gibier; ne pas oublier qu'ils les remplacent par la viande maigre : poisson, coquillages, crustacés, insectes*, dont ils font une large consommation. Certains mangent des œufs, boivent du lait, utilisent leurs dérivés. Les Chinois, les Annamites, bien plus encore que les Japonais, nous ont toujours paru, à ce point de vue, d'un rare éclectisme, chaque fois que nous avons pu les observer pendant quelque temps chez eux.
A en croire la physiologie, il faudrait à l'adulte une ration journalière comprenant 100 à 150 gram-