DE LA LOXGÉVITÉ DES ÊTRES EX GÉNÉRAL
tinées, n'est guère privilégié sous le rapport de la longévité. En dépit des recherches de Haller, se basant sur l'existence de centenaires d'âge exceptionnel, pour porter les limites de son existence possible à 200 ans, l'homme est inférieur au crocodile, à la baleine, à l'éléphant. Il voisine mélancoliquement sur les tables avec le faucon, le corbeau et le perroquet d'une part, le lion, le rhinocéros de l'autre.
Sans vouloir tirer du rapprochement la moindre conclusion, le fait brutal, avouons-le, n'a rien de flatteur pour notre amour-propre.
L'animal intelligent que nous sommes, dont la durée de vie, fût-elle la plus longue, atteint à grand peine, et fort rarement, l'âge de menus volatiles, et reste de beaucoup inférieure à celle de reptiles stupides. n'a nullement le droit de s'enorgueillir de sa prétendue supériorité. Supériorité qui, à tant de points de vue, le classerait au sommet de Téchelle des êtres. Sous le rapport de la longévité, elle lui est totalement refusée.