Archives des collecteurs de Varsovie
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des pensions peu élevées, ou aux fonctionnaires de l'Etat et autres services publics, gagnant moins de 600 roubles par an. On constate donc que la Direction de la succursale de la Banque d'Etat à Varsovie accorda, à ses privilégiés, par la tolérance des agissements précédemment exposés, ce qu’elle refusa offciellement aux nombreux solliciteurs pour la vente des billets.
Par suite de ces circonstances, les souscripteurs de la loterie furent obligés de payer, pour un billet de la première classe, le prix officiel du billet étant majoré de 18 roubles, une somme supplémentaire de 12 roubles 60 kopecks, exigée comme excédent, par les collecteurs de la loterie, autrement dit un montant total de 30 roubles 60 kopecks. Remarquons toutefois que l'excédent ne fut payé que pour la première classe de la loterie. Le prix du billet pour chacune des 4 restantes de la loterie était de 12 roubles 60 kopecks. Les protestations isolées des joueurs se dressant contre la fixation de prix exorbitants, illégalement exigés, ne purent atteindre lautorité compétente. Et la majeure partie des souscripteurs de billets, composée de gens aisés, poursuivant leur désir de participer à ce genre de jeu, s’habitua peu à peu à ces nouvelles conditions.
Dès le début du xx® siècle et jusqu’en 1915, les agents-cautions se virent divisés par la concurrence qui les dressa les uns contre les autres. Le nombre limité des collecteurs, la majoration continuelle de l’excédent demandé par ces derniers et l’impossibilité de récupérer tous ces frais par l’application de prix plus élevés forcèrent les eautions à accroître encore la centralisation des billets. Ces agents voulurent arriver à abaisser, à un niveau acceptable pour le joueur, le prix de chaque billet, et aussi leur propre bénéfice, en dépit de la persistance que mirent les collecteurs à fixer un excédent exagéré. Mais, pour réaliser un profit normal selon, suivant l’habitude, un pourcentage convenable proportionné à l’excédent énorme du collecteur, ils se virent obligés, suivant leur dernière tendance, d’abaisser le prix du billet et de se dédommager de cette diminution par l'élévation croissante du nombre des billets centralisés entre leurs mains.
Par manque d’entente préalable entre les eautions pour la limitation concertée de l'excédent à servir au collecteur et pour la réalisation de la baisse des prix de souscription, de véritables courses aux billets se produisirent. Le résultat de cette action,