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gique des rapports entretenus, pendant des siècles entre la Pologne et Dantzig, mettre pleinpgment en lumière la préparation ainsi que la poursuite des entretiens, qu'il nous soit permis de recourir à une description sommaire de l’évolution de ces rapports jusqu’à nos Jours.
Si l’on remonte à l’histoire médiévale de Dantzig, on constate ques jusqu’en 1308, cette ville fut soumise à l’influence autant qu’à la domination des princes slaves de Poméranie. À partir de cette date, elle changea de domination et, après conquête, demeura, pendant 146 ans, au pouvoir de l’Ordre Teutonique, qui ne manqua point de lui imposer son caractère propre, nettement germanique. Ce n’est que vers 1454 que Dantzig, secourue par la Pologne, se révolta contre le puissant Ordre et, en en secouant le joug, recouvra sa liberté. Mais se rendant compte du rôle important qu’elle devait jouer, grâce à sa situation maritime, et des grands profits qu’elle pouvait tirer de sa liaison avec la Pologne, elle accepta la large autonomie qui lui fut accordée par les rois de ce grand pays et elle finit par se ranger à leurs côtés. Par ce fait historique, la ville de Dantzig se vit désormais assurée d’une grande prospérité qui lui valut, avec ses 70. 000 habitants, d’être le port le plus peuplé et le plus en vue de l’Europe centrale au xv® siècle. Malgré leur langue et leur caractère allemands, les Dantzikois, pendant cette nouvelle période d’épanouissement économique, surent montrer une véritable compréhension de leurs intérêts, liés étroitement à ceux de P«hinterland » polonais, et ils donnèrent de nombreuses preuves de patriotisme et de fidélité envers la Pologne pour affirmer leur union avec cette grande nation.
Cependant les événements politiques qui n’étaient pas arrivés à détacher Dantzig, lors du premier partage de la Pologne, en 1772, ont quand même réalisé cette séparation, avec le second partage, en 1793, en permettant à la Prusse de s’ emparer de la ville. Incluse au nouveau système économique de la Prusse, qui, dans son désir de favoriser l’essor de sa province orientale, avec Kônigsberg comme chef-lieu, négligea les intérêts de la Ville Libre, détachée de son hinterland polonais, nourricier de ses habitants, Dantzig s ’étiola pendant que les autres ports allemands, Hambourg, Brême et Stettin, qui lui avaient été inférieurs jadis, mais qui maintenant étaient fayorisés aussi par la
politique du gouvernement prussien, lui enlevaient la primauté aux bords de la Baltique. A partir de cette époque, Dantzig se vit frustrée, en grande partie, du trafic portuaire du commerce polonais par ses rivales Stettin et Künigsberg, qui, grâce à la nouvelle politique économique de la Prusse furent dotées, d’une part, d’un meilleur réseau de chemin de fer, les mettant en relation directe avec la Pologne, et, d’autre part, d’un système de tarification beaucoup plus avantageux que le sien (1). La restitution de certains droits à la ville de Dantzig, par le traité de Tilsit, en date du 7 juillet 1907, n’avait été qu'éphémère, en raison du remaniement complet de la carte de l’Europe à la suite de la défaite de Napoléon. Cet état politique et économique dura jusqu’à la fin de la guerre mondiale.
A la conférence de la Paix de 1919, qui, entre autres, se proposait d'introduire dans la réalité le treizième des «points» de Woodrow Wilson, président des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, la solution cherchée pour garantir, à la Pologne un «sûr accès à la mer » et pour sauvegarder l'indépendance économique de la nouvelle République, donna naïssance à l’idée de la restauration de la Ville Libre de Dantzig. =:
La conférence de la Paix déclara donc que, suivant le principe de permettré aux peuples, jadis opprimés, de pouvoir vivre, après leur libération, nationalement et économiquement une vie indépendante, elle décidait d’octroyer, à la Pologne, un libre ét sûr accès à la mer par la création de la Ville Libre de Dantzig. D'autre part la même conférence ajoutait : «La population de Dantzig est, depuis longtemps, en grande majorité, allemande... Mais Dantzig s’est trouvée unie à la Pologie, auprès de laquelle elle à joui, durant des siècles, d’une large indépendance locale et d’une grande prospérité commerciale. Elle va se trouver désormais placée de nouveau dans une position semblable à celle qu’elle a occupée pendant des siècles. La Ville de Dantzig recevra la constitution d’une Ville Libre, ses habitants seront autonomes, il ne passeront pas sous la domination de la Pologne et ne feront pas partie de l’Etat polonais (2).