MACHINE EDISON
vaLioti ilisparnil l'h même temps et <]uo los nrmatmeR des éle et l'o- aimants reprenuent immédiatement leurs places respectives.
Ce syatëmu de réglage est fort Ingénieux, quoique compliqué; il pnrail qu'il foactiouno tri;s bien od Amérique et en Angleterre ; il n'a pu être vérifié à rExposilion de Paris, sans doute à cause des eondîlions de l'installation.
La machine de M. Edison neutre dans la uiôme catégorie [uc les précédentes; elle a pom' inducteurs des électro-aimants iaaîres trës puissants, et pour Induit un tambour analogue kcelul de M. Siemens. M. Edison avait installé provi.soi rement à l'Exposition de Paris une petite machine h barres d'éleclroaimants verticales (Hg, 147), Celle-ci a été remplacée ensuite ir une machine dénnitive, semblable à eelles qu'il emploie eji Amérique; ses dimensions colossales la rendent remarquable. Il il faut savoir gré à l'illustre inventeur d'avoir le premier lOrdé l'emploi des puissants générateurs, en transformant )8'un seul coup 120 chevaux- vapeurs en électricité. C'est ainsi rrivera à diminuer de plus en plus lo prix de revient de 'électricité et à compenser le faihlo rendement des systèmes 'éclairage à grande division.
Les deux pôles énormes de l'inducteur sont munis de noyaux lîndi'iques placés borizontalement ; il y en a S pour le pûle supérieur et 3 pour le pûlc inférieur; cette disposition anormale ne s'explique que par des nécessités de construction : il a fallu sans doute augmenter apriis coup la puissance du champ laguélique, ou peut-être rétablir entre les deux pûles l'équîire troublé par le voisinage du pûle inférieur avec un hàli en inte considérable.
Les huit branches de l'électro-aimant ont leurs hélices lagnétisantes jiartagécs en deux séries; ce double circuit est
300 RÉCENTES MACHINES DYNAHO-ÉLECTHIQUES.
parcouru on même temps, par une dérivatioii du courant df lumière, ce qui semble, à premifcro vue, hors de prupos, puisque les lampes sont greiïées en dérivalion sur ce durnicr; or, dans , CD ras, la rctsistaiice du circuit principal diminue h mesure que l'on augmente le nombre di-s lampes, et l'intensité du courant de dérivation diminue en même temps ; les inducteurs seraient doue aiïaiblis au moment oii la forcu électro-motrice de\Tait augmenter. M. Ediaon a préKré celle disposition, parce qu'elle permet de régler l'inlcnsité du courant principal, en agissant sur le courant d'oxcitatiou des inducteurs. Ce réglage est fait à la main par un agent spécial, chargé d'introdulro dans le circuit dérivé les résistances auxiliaires dont la nécessité lui est indiquée par les appareils de contrôle.
Par suite du système de dîstribulion ili- l'i-lcctricité aux lampes, la résistance totale du circuit l'vtérieur se trouve extrêmement réduite, et, confonnément à ce que nous avons vu précédemment, il a fallu donner k l'élément induit de la machine une très faible résistance. On se trouve dans le mémo iMks que pour les machines destinées à la galvanoplastie, et pour la même raison. Le fd induit n'a (jue très peu de tension à faire naître, et doit, par conséquent, èlro aussi gros que possible, aussi le remplace-t-on par des barres de cuivre.
L'enroulement du tambour induit est constitué avec 138 barres de cuivre d'environ i'^^iQ de longueur, disposées suivant les génératrices; à chaque extrémité se trouvent lvi8 rondelles de cuivre, et tes barres sont reliées, allernativement parleurs bouts, chacune Ji un anneau différent ; les assemblages sont échelonnés les uns en arrière des autres on forme d'hélice; l'ensemble des barres et des rondelles constitue autour du tambour un seul circuit ; les portions iuuctives de ce circuit, représentées par les rondelles, ofl'rent ainsi une résisliince très faible. Do deux en deux barres, des jonctions sont établies avec les lames d'un collecteur analogue à celui de M. Ijramme.
Le noyau intérieur de ce tambour est en bois, et le cylindre magnétique intérieur est constitué inu- une série de rondelles de
t h 1 M 11 Jj 3 d Edison (pelu modèle).