L'ÉCLAIRAGE NAUTIQUE
tienne toujours avec une vitesse de 880 toui's, dans les mêmes conditions par rapport au circuit extérieur. D'après les calculs de M. Pouzolz, la meilleure relation entre les éclipses et les apparitions de la lumière serait celle que produirait une lumière de âO secondes et une éclipse de 100 secondes.
La hauteur du fover lumineux est de 10 mètres au-dessus de Teau, et la portée possible de la lumière, eu égard à la dépression de riiorizon, est de 10 milles marins (18,820 mètres) pour un observateur avant Tœil à 6 mètres au-dessus de Teau.
Dans le but d'éclairer les huniers et les perroquets, tout en laissant les basses voiles dans Tobscurité, M. Pouzolz a fail construire un tronc de cûne en fer-blanc, et Ta placé sur une lampe mobile, la large ouverture en Tair. De cette façon, \ Amérique était vue de fort loin par les bâtiments et les sémajihorcs, (|uand il convenait au comman<lant d(î laisser la lumière électrique en fonction continue pendant toute la nuit.
C'est surtout ce dernier fanal, analogue aux phares à panache, qui parut rendre des services incontestés, car persoimtî ne trouva aucun reproche à lui faire. Il n'en fut pas de même du fanal ordinaire à projection horizontale, qui fut assailli des critiques lancées déjà contre les premiers éclairages éleclri4jues de 1867 à 1870. Cet énorme fanal, disait-on, serait confondu avec les jiharcs par les autres navires et risquerait ainsi de les égarer dr leur route. Puis, son éclat ferait disparaître les ft*ux réglementîiires, vert et rouge, placés Tun \v gauche et l'autre à droite de chaque navire pour indiquer de loin, par leur position relative, si le navire se montre de devant ou de derrière, c'(»stà-(lire s'nvance sur l'autre navin; qui l'aperçoit ou s'en éloigni» : il jiouvait en résulter de nouvelles chances de collision. Enlin on reprochait encore à la lumière électrique d'éblouir les officiers du navire et de les empêcher de voir devant eux les obstacles aussi bien qu'ils l'auraient fiiit sans elle.
A ces fjbjections les réi)onses ne manquaient pas. Il était fncile de donner au fanal du navire un caractère tout différent de celui des phares. En l'élévimt assez au-dessus du pont, il ne