L'INCANDESCENCE
ont montré que la résistance de Tare est moins grande lorsque le pôle positif est à la partie supérieure ; il est également plus lumineux et M. Niaudet a trouvé , pour un même courant , 278 becscarcels avec le positif en haut, et 217 seulement avec le positif en bas. Si minime que soit le poids des molécules transportées, ne semble-t-il pas que la pesanteur intervient dans cette différence ?
Lorsque Tare est produit par des courants alternativement renversés, l'usure est égale si les charbons sont horizontaux ; s'ils sont verticaux, le charbon supérieur s'use un peu plus vite, dans le rapport de 108 à 100. Le courant d'air chaud qui l'enveloppe élève sa température, et probablement la pesanteur facilite l'arrachement et la chute d'un plus grand nombre de particules.
La résistance de l'arc diminue avec sa longueur ; mais en même temps la température s'abaisse et la lumière diminue, de sorte que pour la maintenir suffisante, il faut faire passer dans les charbons polaires une quantité plus considérable de molécules électriques, ou bien réduire beaucoup la section des charbons dont l'usure augmente alors rapidement ; en outre, réchauffement réparti sur une grande longueur ne donnerait pas assez de lumière.
Voici à quoi Ton est aiyivé : En augmentant les dimensions du charbon négatif, on supprime son usure ; en réduisant la section du charbon positif eten restreignant, àl'aide d'un contact convenablement placé, la longueur de la partie incandescente, on concentre réchauffement dans cette partie et on retrouve une lumière suffisante, d'autant plus que la solution de continuité qui subsiste toujours au contact des deux charbons surexcite la résistance. Il en résulte que la petite baguette de charbon positif s'use par le bout qui appuie sur le charbon opposé, et qu'il suffit de la faire progresser pour maintenir le contact et obtenir un foyer lumineux, moins intense que l'arc il est \Tai, mais plus doux et plus agréable à cause de sa fixité et de sa régularité. C^est ce que Ton désigne sous le nom d'incandescence 'dVaÀTlihrG.
4i COMMEM !SAIT LA LUMIÈRE ÉLECTHIU LÏE.
Un autre mode d'emploi de l'arr voltaïqHe r^oosisLc k intercaler sur son passage un bloc de substance réfractaire qui devient, grUce k l'éDorme température qu'il peut atteindre, la véritable source de lumiëre. Avpc cette disposition, c'est surtout la chaleur de l'arc qui est utilisée, et les charbons polaires ne servent plus qu'à l'entretenir. La coloration jaune de la lumière ainsi obtenue la rapproche assez de celle que nous donnent les rayons du soleil, d'où le nom de lampe-soleil àoaaè aux appareils servant b. sa production.
Enfin, l'obstacle opposé au passage du courant peut consister tout simplement dans une diminution brusque do la conductibilité du circuit, et le meilleur moyen d'obtenir celte diminution brusque, c'est d'étrangler le conducteur ; cette partie étranglée doit être formée d'une substance infusible et très r<.^sistaQte, comme un fil fin de platine ou un filament très délié do charbon. Ce fil devient incandescent par suite de la bousculade des 1 molécules électriques que nous avons dt^crile plushaut, et comme on a soin de l'enfermer dans un globe do verre purgé d'air, il ne se consume pas et dure fort longtemps. C'est lo système des lampes à incandescence qui a été la grande révélation de l'Expo- l sition d'électricité de Paris, le système d'Edison, de Maxim, de | Swan, de Laue-Fox.
Ces divers systèmes exigent des c.onditions très différentes 1 et ne s'adaploul piis tous aux mémos besoins, comme nous la veiTons plus loin.