‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 34 sur 183 · FOUCAULT · texte numérisé non relu

FOUCAULT

clMffbons. L'énergie de cet électro-aimant varie avec l'intensité du courant, et l'armature est tour à tour attirée, puis abandonnée, aux moments précis où son intervention est nécessaire pour rapprocher les charbons.

Voilà le principe très simple sur lequel repose le régulateur de Foucault, si simple même qu'on se demande comment on n y avait pas pensé tout de suite, aussitôt que les recherches d'Œrsted et d'Ampère eurent fait connaître les lois de Télectromagnétisme. Mais, si on ne s'était pas tourné plus tôt de ce côté, c'est qu'avant 1847, date des premiers travaux de Foucault, on ne savait pas fabriquer de petits électro- aimants faciles à manier. Or, on ne pouvait pas songer à intercaler dans des appareils délicats dés pièces d'un quintal ou d'un dcmiquintal, comme celles qu'on employait auparavant. C'est ainsi que les progrès des sciences se tiennent tous, et il arrive bien des fois que de très petits perfectionnements sur un point donné, même secondaire , entraînent des progrès fort considérables sur une foule d'autres points plus importants (fig. 28).

C'est ce qui arriva pour le régulateur de Foucault , dont la complication mécanique était d'ailleurs très grande. Voici comment il le décrit lui-même d'une manière sommaire :

« Les deux porte-charbons sont sollicités l'un vers l'autre par des ressorts; mais ils ne peuvent aller à la rencontre l'un de lautre qu'en faisant défiler un rouage dont le dernier mobile est placé sous la domination d'une détente. C'est ici qu'intervient l'électro-magnétisme. Le courant qui illumine l'appareil passe à travers les spires d'un électro-aimant dont l'énergie varie avec l'intensité du courant; cet électro-aimant agit sur un fer doux sollicité d'autre part à s'en éloigner par un ressort antagoniste. Sur ce fer doux mobile est montée la détente qui enraye le rouage ou le laisse défiler à propos, et le sens du mouvement de la détente est tel, qu'elle presse sur le rouage quand le courant se renforce et qu'elle le délivre quand le courant s'affaiblit. Or, comme précisément le courant se renforce

LUM. ÉLECT. 5

Page 1